Le WACOMP étudie les besoins en infrastructure de qualité pour stimuler la compétitivité de l'Afrique de l'Ouest

Le manioc a un potentiel énorme grâce à la diversité de possibilités de transformation. Le manioc frais, l’amidon, le gari, les chips de manioc, l’attiéké, les feuilles de manioc, l’éthanol, le fufu, l’édulcorant, l’agbelima, la semoule de manioc, le placali, l’atoupkou, le bouillon de manioc et enfin les épluchures ont été identfiés. La purée, le nectar et le jus de mangue sont généralement vendus sur les marchés nationaux et régionaux. La mangue séchée se positionne difficilement sur les marchés internationaux car elle est plutôt mal connue. 

La vision de l'industrialisation de l'Afrique de l'Ouest repose sur la mise en oeuvre d'actions stratégiques définies au plus haut niveau. Cela inclut le développement de chaînes de valeur durables en renforçant la capacité des États membres à formuler et à mettre en oeuvre des politiques de développement industriel le long des chaînes de valeur. Des filières, jugées prioritaires, ont été sélectionnées au niveau régional pour être appuyées par le WACOMP. Il s’agit du manioc et ses dérivés, la mangue, les textiles et vêtements ainsi que les technologies de l’information et de la communication (TIC) en tant que secteur transversal. 
L’appui portera sur la transformation, l'accès aux marchés régionaux et internationaux et la mise en oeuvre du cadre politique régional pour le développement des chaînes de valeur, tel que défini dans la stratégie industrielle de la CEDEAO, destinée à renforcer la compétitivité de l'Afrique de l'Ouest et de mieux l'intégrer dans le système commercial régional et international. 
Avec l’appui de l'ONUDI, le WACOMP a mené une évaluation des besoins en infrastructure de qualité dans les quatre filières. Pour les besoins de cette édition, nous nous concentrerons sur la mangue, le manioc et leurs produits dérivés. Toutefois des contraintes majeures entravent la promotion et la commercialisation de ces produits en dehors des pays producteurs (90% sont produits au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Nigéria). Le manque de structuration de la filière, la qualité uniforme des produits et la quasi intolérabilité des infrastructures dédiées constituent les principaux obstacles. La mangue est essentiellement commercialisée fraîche sur les marchés locaux ou exportée vers les marchés européens (plus de 400 000 tonnes). Les mangues du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire et du Mali sont de plus en plus souvent acheminées par des routes continentales vers le Maroc via la Mauritanie et vers l'Algérie via le Niger. En dépit des divers appuis dont le secteur a déjà bénéficié, il continue de subir d’importantes pertes au niveau de la
production (25 à 70 % selon les cas) en raison des pratiques agriculturales, du manque important d’infrastructures de transformation et de conservation et de la concurrence sur le marché sur le marché international.
Il est donc nécessaire d’opérationnaliser l’infrastructure de la qualité aux niveaux national et régional pour soutenir ces deux chaînes de valeur efficacement, pour assurer la compétitivité des produits concernés sur les marchés exigeant des normes de qualité élevées. Les deux secteurs doivent relever des défis d’ordre technique, organisationnel et commercial. C’est autour de ces axes que devra s’articuler l’appui en répondant aux besoins ci-dessous :

Chaine de valeur Manioc Chaine de valeur Mangue
● 31 normes à élaborer
● 16 règlements techniques à développer
● 10 normes à élaborer
● 4 règlements techniques à développer
● 23 méthodes d'essai à harmoniser
● 20 laboratoires à soutenir en termes d'accréditation, de formation et d'équipement
● 21 sessions de formation demandées par les laboratoires
● 4 méthodes d'essai à harmoniser
● 34 laboratoires à soutenir en termes d'accréditation, de formation et d'équipement
● 16 sessions de formation demandées par les laboratoires
● 16 sessions de formation demandées par les organismes de contrôle
● 7 organismes d'inspection seront appuyés pour l'accréditation et dotés d'équipements
● 16 sessions de formation demandées par les organismes de contrôle
● Renforcement des capacités (formation et soutien à la certification) des acteurs clés ● Renforcement des capacités (formation et soutien à la certification) des acteurs clés

En outre, les résultats de cette étude ont facilité la compréhension des contraintes à la compétitivité des deux filières et permettront au WACOMP de mieux planifier ses interventions locales et régionales

 

Lundi, juin 8, 2020 - 01:45

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